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GESTION D’UNE CELLULE DE CRISE OU D’UN PLAN COMMUNAL DE SAUVEGARDE

Ancien officier de sapeurs-pompiers professionnels et chef du centre de secours de Roquefort la Bédoule, je suis particulièrement étonné que le Plan Communal de Sauvegarde n’ait pas été déclenché par le maire, alors que plusieurs de ses collègues des communes voisines, l’ont fait quasiment au tout début du confinement. Pourquoi ne pas utiliser un support établi par des compétences et entériné par l’autorité locale, au lieu d’utiliser une cellule de crise dont l’organisation et le fonctionnement sont inconnus.

Cette cellule est activée quelques heures par jour, sans qu’elle ne le soit pendant les heures et jours non ouvrés, ce qui entraine un fonctionnement aléatoire. A la lecture des communiqués quotidiens du maire, postés sur sa page Facebook jusqu’à peu de temps et désormais sur le site communal et relayés sur la page Facebook de « j’habite à Roquefort la Bédoule et j’en suis fier », administré par un conseiller municipal/candidat, il ne semble pas que de réelles planifications d’actions soient opérées. Il s’agit d’annonces ponctuelles, tardives, inexactes, incomplètes ou erronées.

Permettez-moi de donner ci-après quelques pistes de réflexions qui pourraient aider l’équipe municipale à mieux gérer la crise sanitaire et ce, dans l’intérêt de nos concitoyens.

La gestion d’une cellule de crise et/ou d’un plan communal de sauvegarde est une spécificité qui doit être animée par des personnels, personnes et techniciens compétents sous l’autorité du maire, conformément au code des communes et à la loi du 13 août 2004. Cette entité doit fonctionner H24 avec des possibilités d’astreintes et ce, durant toute la durée de la crise.

Le maire, officier de police judiciaire (O.P.J) et en la circonstance, directeur des opérations de secours (D.O.S) gère la cellule de crise autour d’un organigramme composé notamment d’une cellule de synthèse et de coordination qui dispose de plusieurs sous-cellules telles que l’ordre public (gendarmerie, police municipale), la protection des populations, le soutien et la logistique, sociale et économique et la communication.

Elle se doit de disposer en tout temps de moyens lui permettant de faire face à la crise. Elle doit faire état des difficultés qu’elle rencontre au préfet et proposer des solutions pour les corriger. Le suivi administratif et opérationnel doit être communicable à chaque instant au représentant de l’état.

Une main courante doit être renseignée par un coordonnateur afin de mettre à jour le suivi de la situation. Ce document peut être saisi par la justice.

La logistique et l’administration de la crise sont des éléments fondamentaux pour son suivi. Des tableaux de bord permettant de recenser tous les moyens technico-administratifs, sociaux et financiers doivent être réalisés. L’ensemble des moyens mis à la disposition ou distribués à la population doivent être répertoriés.

Les actions en cours, celles qu’elle a entreprises et celles qu’elle a anticipées et/ou planifiées doivent être coordonnées, par spécificités selon les sous-cellules précitées.

La cellule de crise doit établir des fiches réflexes permettant aux différents acteurs de fonctionner de la même façon selon une cohésion et une cohérence en respectant les procédures préétablies.

La communication doit être la plus claire possible.

D’aucuns diront « polémique !». Il ne s’agit pas de cela. Il s’agit de préciser les contours d’une gestion optimale de crise, sans paradoxes, sans incohérences et réglementaire, destinée au mieux vivre des concitoyens dans une crise sanitaire sans précédent.

On ne s’invente pas, on s’enrichit des compétences de l’autre. L’intelligence collective est bien meilleure que celle individuelle.

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