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Le Comité du Secours Populaire est à la rue

Je viens de lire l’article de la Provence, daté du 9 courant, sur les difficultés de fonctionner sans local que rencontre l’Association du Secours Populaire Français de Roquefort-La-Bédoule. Pire même, la présidente reçoit les demandeurs dans sa voiture…

Je m’interroge sérieusement sur les raisons qui ont poussé la municipalité à ne pas anticiper le relogement de ce comité alors que d’autres associations de sport ou de loisirs ont immédiatement trouvé un nouveau refuge…

En effet, depuis 38 ans (un bail non ?…) le comité du Secours Populaire œuvre en toute discrétion et avec beaucoup de délicatesse, en faveur des familles du village : çà ne peut pas s’oublier ! … « oups ! c’est ballot !… je n’avais pas fait attention… »

Cette association bien connue de la population du village a depuis tout ce temps acquis ses lettres de noblesse que l’on ne peut d’un revers de mains balayer, tourner le dos, ne pas apporter de l’aide à résoudre cette situation… « c’est fini, allez voir ailleurs… ».

N’en doutez pas, les habitants s’interrogent également sur le traitement réservé à cette association.

Non, cela ne marche pas comme ça ! Cette association, animée par des bénévoles du village, avec une discrétion absolue, sont des administrés. Y aurait-il les « bons administrés » ceux avec qui on fait du sport, on danse, on fait des fêtes et les « pas bons administrés » ceux dans la détresse : que l’on raye d’un coup de gomme :

« hop ! ils n’existent pas !… ah oui, trop compliqué !! il faut leurs apporter de l’aide !! écouter leurs doléances … bof ! pas rigolo du tout çà ! »

Implicitement, c’est ce qui est fait, en mettant dehors le comité du Secours Populaire sans contrepartie.

Pourtant je me souviens d’une époque où lorsque j’étais à la permanence d’accueil du Secours Populaire, je recevais de nombreux appels du CCAS, de Madame Gebelin, pour participer, à notre niveau, à l’aide qu’elle apportait à telle ou telle famille. Nous avons fonctionné ainsi pendant de nombreuses années. En toute discrétion bien sûr. 

Il est mentionné dans cet article que le comité du Secours Populaire, distribue dans l’année environ 50 colis alimentaires ; peut-être plus.  Cela fait un colis par semaine.  C’est énorme !

Oui, c’est énorme. Cela veut dire que toutes les semaines une famille est dans la détresse.

Peut-on ignorer çà ? Oui, bien sur il y a le CCAS, mais visiblement cela ne suffit pas car les Assistantes sociales connaissent bien le numéro de téléphone du Comité de la Bédoule.

Je veux également revenir sur ce que le journaliste appel « ce commerce » de l’association. Terme inapproprié où alors le rédacteur de l’article n’a rien compris ce que les bénévoles ont dû lui expliquer.

En effet, l’association à laquelle nous confions les vêtements que nous ne mettons plus, sont mis à la disposition des familles. Elles viennent et choisissent ce qui leur convient. Il leur est expliqué que dans cette association il est fait de la solidarité et non de la charité. Alors ces quelques euros que les familles laissent cela va servir à faire la solidarité envers d’autres personnes. Ainsi la dignité de celui qui reçoit les vêtements est préservée, et par son obole, il va participer à la solidarité envers d’autres.

Il est argué par la municipalité « les exigences des bénévoles » font la difficulté d’affecter un local.

Est-ce que présenter des « vœux »  lors d’une discussion est une exigence ?

Absolument pas !

C’est tenant compte de la dignité des personnes reçues que ces préférences ont été exposées.

Alors en quoi est-ce gênant affecter un local au Secours Populaire ? Je m’interroge.

Monsieur le Maire, Mesdames, Messieurs de la municipalité,  je vous remercie de bien penser à tout cela lorsque vous prendrez votre décision.

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    Carlos

    Merci, Anne-Marie, de nous rappeler à nos devoirs de citoyens, et tout simplement d’humains. C’est bien par notre attitude vis à vis des plus faibles d ‘entre nous que nous nous reconnaissons humains. A plus forte raison quand on se pense digne de meriter la confiance de tous ceux pour qui on a été élu.

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    katilro

    Le compte rendu qui nous est fait du fonctionnement de cette association à RLB depuis de nombreuses années sera bien utile, je pense , pour convaincre l’ensemble des citoyens et les nouveaux habitants de la soutenir

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    alain TARRINI

    Nous avons renouvelé notre demande dans une question écrite au dernier conseil municipal après avoir fait des propositions de locaux.
    Nous attendons une réponse du maire et nous restons totalement mobilisés afin de l’obtenir rapidement
    Les 3 élus du groupe: Ninon BOURGLAN, Jacques AZAM et moi

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